Évaluation d’une thérapie génique ciblée par vecteur AAV associée à une stabilisation de l’ISR pour le traitement de la leucoencéphalopathie avec disparition de la substance blanche (syndrome de CACH)
Allison Bradbury, Institut de recherche Abigail Wexner à l’hôpital Nationwide Children’s Hospital ; Université d’État de l’Ohio / ELA 2025-005I2
Descriptif du projet
La maladie de la disparition de la substance blanche (VWM), ou syndrome de CACH, est une affection cérébrale rare qui touche principalement les enfants. Elle détruit progressivement la substance blanche du cerveau, entraînant une invalidité grave et un décès prématuré. La maladie est généralement causée par des mutations du gène EIF2B5, qui joue un rôle important dans la fabrication des protéines et la gestion du stress cellulaire.
Il n’existe actuellement aucun traitement contre la VWM. D’après les recherches menées jusqu’à présent, nous savons que les cellules cérébrales telles que les astrocytes sont incapables de fonctionner correctement, ce qui entraîne finalement la perte de la substance blanche. Les astrocytes constituent donc une cible thérapeutique prometteuse. Dans le cadre de nos travaux, nous utilisons une approche de thérapie génique qui consiste à délivrer des copies saines du gène EIF2B5 spécifiquement aux astrocytes à l’aide d’un virus non pathogène appelé AAV9.
Nous avons testé cette thérapie sur deux modèles murins de VWM et avons constaté certaines améliorations en termes de survie, de poids et de mouvement. Bien que la thérapie ait augmenté les niveaux du gène EIF2B5 dans le cerveau, une voie importante de réponse au stress ne fonctionne toujours pas correctement. Pour y remédier, nous avons deux nouveaux objectifs :
• Améliorer l’administration du gène à un plus grand nombre d’astrocytes dans le cerveau à l’aide d’un interrupteur génétique spécialement conçu (appelé promoteur).
• Combiner la thérapie génique avec un médicament appelé ISRIB, qui aide à contrôler la réponse au stress, afin de voir si cette double approche fonctionne mieux.
Nous testerons ces stratégies dans notre modèle murin de VWM à l’aide d’examens cliniques du cerveau (IRM) et de tests de motricité. Nous examinerons également le tissu cérébral pour voir si la substance blanche réapparaît et si la réponse au stress est corrigée après le traitement. Dans l’ensemble, nous espérons mettre au point un traitement sûr et efficace à long terme pour les enfants atteints de cette maladie dévastatrice.
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